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Les espaces naturels protégés et gérés

Les espaces naturels protégés et ou gérés de Polynésie française relèvent du code de l’environnement, du code de l’aménagement (zones particulières des Plans Général d’Aménagement ou des Plans de Gestion des Espaces Maritimes) ou encore d’arrêtés spécifiques pris par le Service de la Pêche (Zones de Pêches Réglementées)

Le réseau des espaces naturels protégés de Polynésie française utilise donc plusieurs outils de protection et/ou gestion. Il comprend :

- 2 réserves naturelles qui englobent 3 atolls : 1 dans l’archipel des Tuamotu (Taiaro) et 2 dans l’archipel de la Société (Scilly et Bellinghausen) ;
- 1 parc territorial dans l’archipel de la Société (Te Faaiti) ;
- 1 espace mixte dont une partie est une réserve naturelle et l’autre un parc territorial dans l’archipel des Marquises (Vaikivi) ;
- 4 aires de gestion des habitats ou des espèces dans l’archipel des Marquises (Eiao, Hatutaa, Mohotani et Motu One).

Parmi les 9 espaces protégés au titre du Code de l’environnement, 2 sont exclusivement terrestres et 7 présentent une partie terrestre et une partie marine.

En plus de ces espaces, ont été classés :
- 12 monuments naturels situés dans l’archipel des Iles du Vent (grottes et cascades) ;
- 9 paysages protégés : 7 dans l’archipel de la Société et 2 dans celui des Marquises.

Ce sont donc 30 sites et monuments naturels qui ont été classés au titre du Code de l’environnement.

On compte également :

- 2 Plans de Gestion des Espaces Maritimes (PGEM) qui comptent plusieurs Aires Marines Protégées (AMP) : un dans les Tuamotu qui concerne 7 atolls et un dans l’archipel de la Société ;
- 12 Plans Général d’Aménagement (PGA) qui comptent des zones de sites protégés (NA) ;
- Et des Zones de Pêches Réglementées (ZPR) comme celle de Moana Nainai à Faa’a sur l’île de Tahiti.

Il faut également mentionner que la commune de Fakarava qui est constituée par 7 atolls a été classée Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 2006 (programme « Man And Biosphere ») et que le lagon de l’île de Moorea a été ratifié par la convention de RAMSAR relative aux zones humides d’importances internationales en 2008.

La gestion des espaces naturels protégés, qu’ils soient terrestres et/ou marins a longtemps été quasi inexistante malgré le fait que des comités de gestion aient été constitués. Le braconnage est également très important dans certaines îles compte tenu de leur isolement géographique et de l’absence de gardes et/ou de surveillance.
Actuellement, de gros efforts sont consentis notamment au niveau de la réserve de biosphère et du PGEM de Moorea, mais également pour relancer les comités de gestion et mettre en œuvre des plans de gestion.

Il faut noter que les sites naturels classés ne constituent pas à ce jour un échantillon représentatif des différents archipels et des différents milieux naturels qui existent en Polynésie française (aucun espace naturel n’est classé dans les archipels des Australes et des Gambier, ni aucune portion de forêt sèche, forêt des nuages ou encore zone humide).

Il existe toutefois une volonté au niveau de la Direction de l’environnement de mettre en place une véritable politique de protection des espaces et des espèces qui couvre l’ensemble des archipels et des milieux naturels existants en Polynésie française.

Des études ont été menées afin de définir les zones prioritaires terrestres et une étude est en cours actuellement pour définir des zones marines (Analyse EcoRégionale ou AER réalisée dans le cadre du programme Coral Reef InitiativeS for the Pacific ou CRISP).

L’étude "Sites de conservation importants et prioritaires en Polynésie française. Contribution à la Biodiversité de Polynésie française N°13" menée par Meyer et al en 2005 a permis d’identifier 115 sites terrestres de conservation d’importance écologique pour la Polynésie : 55 sites dans l’archipel de la Société, 25 sites aux Marquises, 17 sites aux Australes, 15 sites dans les Tuamotu et 3 sites pour les Gambier ».

Parmi ces 115 sites, 15 sont prioritaires en raison de leur intérêt écologique très élevé et des menaces fortes qui pèsent sur leur biodiversité. 2 sites sont déjà classés (Eiao et Mohotani aux Marquises), 1 fait parti de la réserve de biosphère de la commune de Fakarava au Tuamotu (Niau) et 2 sont en cours de classement (le plateau de Temehani à Raiatea et le Mont Marau à Tahiti dans l’archipel de la Société).

La Polynésie française compte également une liste des sites et des monuments naturels et culturels classés.
Plus de 200 sites ou monuments sont ainsi inscrits, bénéficiant de classement et de statut différents.

Liens}}

- www.crisponline.net
- http://www.peche.pf/rubrique.php3?id_rubrique=122
- http://www.peche.pf/rubrique.php3?id_rubrique=35
- http://www.ifrecor.pf/
- http://www.urbanisme.gov.pf/rubrique.php3?id_rubrique=32
- http://www.urbanisme.gov.pf/rubrique.php3?id_rubrique=31

Documentation}}}

J.-Y. MEYER, J.-C. THIBAULT, J.-F. BUTAUD, T. COOTE & J. FLORENCE, 2005. Sites de conservation importants et prioritaires en Polynésie française. Contribution à la Biodiversité de Polynésie française N°13. Sites Naturels d’Intérêt Ecologique V. Délégation à la Recherche, Papeete, 35 pages.