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Le choix du type d’assainissement

4. Le choix du type d’assainissement

Le choix du type d’assainissement est conditionné par plusieurs facteurs et notamment par : la densité de population, la nature des sols et leurs aptitudes à assurer l’épuration des eaux usées, la présence de nappes phréatiques, l’existence d’un système d’assainissement collectif public, l’espace disponible, etc. mais également par les orientations choisies en matière d’aménagement par la collectivité (élaboration d’un schéma directeur d’assainissement et sa mise en œuvre).

    a. L’assainissement individuel

    L’assainissement individuel est mis en place dans des zones d’habitats dispersés ou à faibles densités de population.
    Il concerne les habitations individuelles.
    Il peut être envisagé si les surfaces disponibles sont suffisantes pour permettre une épuration des eaux usées par le sol ; et si la nature du sol est adaptée (absence de nappes phréatiques par exemple).

    La réglementation (arrêté n° 1506 CM du 29 décembre 1997) précise que ce type d’assainissement doit être mis en œuvre par :

    • la mise en place d’une fosse septique suivie par un dispositif d’assainissement assurant à la fois l’épuration et l’évacuation par le sol, comme par exemple un dispositif de drainage dans le sol ;
    • ou la mise en place d’une fosse septique suivie par un premier dispositif assurant l’épuration avant que les eaux traitées soit ensuite rejeter à l’aide d’un second dispositif


    Système d’assainissement individuel (Source : www.ademe.fr)

    Pour maintenir leur efficacité, ces dispositifs nécessitent un entretien régulier portant notamment sur la vérification de l’étanchéité et la vidange de la fosse septique.

    Les propriétaires des habitations individuelles doivent justifier d’une part de l’existence d’un dispositif d’assainissement des eaux qui soit fonctionnel et d’autre part de la conformité de ce dernier.

      b. L’assainissement collectif

    L’assainissement collectif est mis en place dans les zones à forte densité de population et/ou forte concentration d’activités.
    Il doit être envisagé lorsque la nappe phréatique est très peu profonde, ce qui est le cas pour l’habitat en plaine et à proximité du lagon ; mais aussi dans les zones où le tourisme a un rôle économique primordial et où préserver l’environnement est un enjeu incontournable.

    La réglementation (délibération n°87-48 AT du 29 avril 1987) précise qu’il doit être mis en œuvre par :

    • un réseau de collecte appelé réseau d’égout qui permet le transfert des eaux usées ;
    • une station d’épuration qui permet d’assurer le traitement des eaux usées ;
    • un exutoire qui permet de rejeter les eaux usées traitées dans le milieu naturel (lagon, océan, sol, zones humides).
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