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La Polynésie française a un territoire qui s’étend de 7° à 28° Sud (latitude) et de 134° à 155° Ouest (longitude). Elle présente une Zone Economique Exclusive (ZEE) d’une superficie de 5,5 millions de km² qui est équivalente à celle de l’Europe.

 

Sur ce vaste territoire sont disséminées 118 îles (34 îles hautes d’origine volcanique et 84 îles basses d’origine corallienne ou atolls) réparties entre 5 archipels : l’archipel des Australes, l’archipel des Gambier, l’archipel des Marquises, l’archipel des Tuamotu et l’archipel de la Société.

 

 

L’archipel des Australes

Cet archipel est le plus méridional de Polynésie française. Situé sur le tropique du Capricorne, il comprend 6 îles hautes qui sont toutes bordées par des récifs et un atoll, Maria.

 

L’archipel des Gambier

Cet archipel est situé au sud est de la Polynésie française. Il comprend 8 îles hautes plus le petit atoll de Temoe. Les principales îles disposent de récifs frangeants et barrières.

 

L’archipel des Marquises

Cet archipel est le plus septentrional de Polynésie française. Il comprend 11 îles hautes où les formations coralliennes sont peu développées mais présentes et 1 atoll. Les îles de cet archipel sont divisées en deux groupes :

- les îles du groupe Nord autour de la grande île de Nuku Hiva ;

- et les îles du groupe Sud disséminées autour de la grande île de Hiva Oa.

 

L’archipel de la Société

Il est formé de 14 îles (9 îles hautes et 5 atolls) divisées en deux groupes  :

  • - les Iles Du Vent ou IDV (Maiao, Mehetia, Moorea, Tahiti et Tetiaroa) où se situe la capitale administrative de la Polynésie française, Papeete, située sur l’île de Tahiti, la plus grande des îles de Polynésie française ;
  • - et les Iles Sous Le Vent ou ISLV (Bellinghausen, Bora Bora, Huahine, Maupiti, Mopelia, Raiatea, Scilly, Tahaa et Tupai).

 

Les différents types de récifs (frangeants, barrières et atolls) y sont bien représentés.

 

L’archipel des Tuamotu

Cet archipel s’étend sur 1 500 km de long du nord ouest au sud est. Il comprend 76 atolls (soit près de 20% des atolls du monde), qui sont de plusieurs types. En effet, on y trouve des atolls ouvert sur l’océan par plusieurs passes comme celui de Fakarava ; des atolls fermés comme celui de Taiaro ; des atolls surélevés comme celui de Makatea, mais aussi le second plus grand atoll du monde par la taille de son lagon : Rangiroa.

 

La Polynésie française présente deux caractéristiques essentielles qui impactent sur son environnement : un fort isolement géographique et un éclatement des îles, intra et inter archipels. En effet, les grandes villes les plus proches de la région se trouvent à plus de 4 000 km (Honolulu et Auckland), et le continent le plus proche est à plus de 5 000 km. A titre d’exemple, l’archipel des Australes est à plus de 500 km de Tahiti et les îles de Raivavae et de Rapa, qui en font parties, sont également situées à plus de 500 km l’une de l’autre.

Ces deux caractéristiques favorisent la diversité qu’il est possible de trouver en Polynésie française, que se soit d’un point de vue climatique, géomorphologique, ou des écosystèmes.

 

La surface des terres émergées n’est que de 2 678 km² (0,05% de la ZEE) ; celle des écosystèmes coralliens de 15 047 km² (dont 2 140 km² de récifs et 12 907 km² de lagons).

 

Les écosystèmes les plus importants, outre les quelques zones humides, demeurent les forêts « primaires », qui présentent un fort taux d'endémisme, et les récifs coralliens dont la diversité géomorphologique, qui illustre de façon spectaculaire la théorie de la formation des atolls, est tout à fait remarquable.

 

Le nombre d’îles, leur dispersion, l’accès souvent difficile de certains sommets ou des zones marines, rendent difficiles et compliquées les prospections et les inventaires. Aussi, le bilan actuel sur la biodiversité et les espèces endémiques est-il encore incomplet pour plusieurs taxons (insectes et mollusques terrestres) ; il reflète d’abord l’importance des inventaires sur le terrain. Ainsi la dernière mission scientifique réalisée à Rapa en 2002 a permis d’augmenter de 80 % le nombre d’espèces de mollusques terrestres alors connu.

 

La nature des sols, la topographie, les aléas naturels et l’exposition aux changements climatiques sont autant de facteurs qui participent à la fragilité des écosystèmes et de la biodiversité. Les espèces indigènes  s’avèrent particulièrement fragiles en raison de leur isolement, de leur aire de répartition réduite, de leurs faibles effectifs et de leur capacité réduite à résister à des phénomènes de compétition et de prédation par les espèces importées par l’homme. Les menaces majeures sur la biodiversité tant floristique que faunistique viennent de l'introduction d'espèces étrangères sur les îles et de la destruction des habitats.

 

La Polynésie est le Pays d’outre-mer comportant le plus grand nombre d’espèces éteintes ou menacées de toutes les collectivités de l’outre-mer français.