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L’eau

L’eau, élément nécessaire à toute vie, est devenue un enjeu planétaire à l’aube du XXIème siècle. Cette ressource a acquis un caractère inestimable et stratégique.
Les territoires du Pacifique n’échappent pas à cette problématique. La rareté et la fragilité de la ressource sont particulièrement sensibles dans un environnement insulaire exposé fortement à des risques de pénurie et de pollution (urbaine, industrielle et agricole).
L’enjeu est majeur en Polynésie française et particulièrement dans les îles les plus peuplées ayant une activité économique nécessitant de l’eau.

 

Les réseaux hydrographiques de Polynésie ne sont développés que dans les îles hautes et ce d’autant plus que l’altitude moyenne de l’île est élevée.

Trois types principaux d’îles liés à un fonctionnement hydraulique spécifique sont identifiés :

- les îles hautes de grande dimension (diamètre supérieur à 10 km) présentant des ressources superficielles et profondes considérables : Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Tahaa, Nuku Hiva et Hiva Oa,

- les autres îles hautes, de plus petite dimension (diamètre inférieur à 10 km) et d’altitude maximale réduite (quelques centaines de mètres) avec des ressources en eaux de surface limitées,

Dans ces îles, les ressources sont constituées par les eaux de surface, prélevées par captage et par les eaux souterraines, prélevées par forage, dans des proportions variables suivant les îles.
- les atolls ne présentant que très peu de ressources profondes (lentilles) et superficielles, ainsi que les atolls soulevés (Makatea)

Dans les atolls, les ressources sont constituées à plus de 75 % par les eaux de pluie auxquelles s’ajoutent, dans une dizaine d’atolls, les eaux pompées dans la lentille d’eau douce ou, plus rarement, l’eau de mer dessalée.

 

Les ressources en eau sont encore mal connues.

L’approvisionnement varie selon les ressources disponibles (eaux souterraines, eaux de surface et eaux de pluie).

La consommation varie de 130 à 500 litres/j/hab. en moyenne dans les îles hautes, tandis que les habitants des atolls ne disposent, le plus souvent, que de 50 l/j/hab.

Mais la mise en place d’une redevance pour l’eau distribuée et l’installation de compteurs permet de rationaliser cette consommation.

Un effort important a été réalisé par les communes en matière de gestion de l’eau. Dix communes distribuent de l’eau potable à plus de 90 %, représentant près un tiers de la population de Polynésie française. La qualité des eaux de baignade aux embouchures de rivières est en dégradation régulière.

Il n’existe pas de réglementation en matière de périmètre de protection des captages, excepté par l’intermédiaire des PGA.

Malgré les efforts en matière de réseaux publics, l’assainissement insuffisant des eaux usées reste l’une des préoccupations environnementales majeures de la Polynésie. Plusieurs projets de stations d’épuration collectives publiques sont en cours de réalisation.

 

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